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My
work explores painting as an articulate, sensual instrument of non-verbal
thinking -- a mode of perceptual inquiry rather than of narration, conceptual
illustration, or critique.
Painting
sets up a fascinating relationship between its complex conditions -- a flat but potentially illusionistic space, a sensual medium, no words -- and the human intelligence that occupies
them. As a painter interested in a
non-mimetic engagement with these conditions, I situate myself at the threshold
of linguistic intelligence, where sensation, emotion, memory, and intuition
mingle on the verge of cognition.
In this space -- between sensing and saying – fleeting, dualistic
perceptions nevertheless cohere, becoming the source of what I consider my
paintings to be: material analogs
of perceptual experience.
Ambiguity and clarity, doubt and certitude, free play and control,
presence and absence, immediacy and duration, expansion and compression,
difference and similarity, desire and detachment, fragility and strength, mind
and body -- the list is not exhaustive -- are referenced in a network of
organic and geometric codes that parallel the complexity of the perceptual ebb
and flow. At the core of my
endeavor is the conviction that painting has enduring value as a unique
material index of an otherwise ephemeral phenomenon, non-verbal
perception. This conviction, like
my painting, folds romantic, classical, and modernist values into the contemporary,
anti-utopian artistic melting pot: it is based in the desire to paint, and it
seeks lucidity within diversity, but it stakes no claim to the ideal.
Like
its mute cousin music, painting has the capacity to project great clarity
without words – a clarity that is distinct from certitude (which seems to have
no place in today’s artistic endeavor).
Being committed to painting’s potential for such lucid expression has
led me to experiment freely with diverse techniques and media, a hybrid
practice favoring a stylistic eclecticism that can belie its coherent
underpinnings. For the last several years, I have been painting from digital
studies that are generated from fragments of my own previous work. The result
resembles a gamut of genealogies -- paintings linked one to another by at least
one element of a preceding painting, similar to evolution via genetic
recombination -- or the earth’s geological layering. This process, a dynamic
equilibrium in which chance and artifice are equal players, keeps my work
open-ended while satisfying a need for structure and the rigors of problem
solving. Its essence is renewal via the recycling of energy and identity from
one context to another, and the work conveys, I hope, a sense of live matter in
constant flux.
VERSION
FRANCAISE
Mon travail explore la peinture en tant qu’instrument de
la pensée non verbale -- un mode d’enquête de la perception plutôt que de la
narration, l'illustration
conceptuelle, ou la critique.
La peinture suscite une
relation fascinante entre ses conditions complexes – une espace en même temps
plate et illusioniste; un medium sensuel et non-verbal -- et l’intelligence
humaine qui les habite. En
tant que peintre qui s’interesse à un engagement non-mimetic de ces conditions,
je me situe au seuil de l’intelligence linguistique, là où sensation, émotion,
mémoire et intuition abordent la cognition. Dans cette espace – entre percevoir et dire – les
perceptions dualistes sont fugaces; elles peinent à cohérence, devenant la
source de ce que je considère mes peintures être, des analogies de l’expérience perceptuelle. Ambigüité et clarté, doute et
certitude, spontanéité et contrôle, absence et présence, immédiat et durée,
expansion et compression, différence et ressemblance, désir et détachement, fragilité
et force, esprit et corps -- la
liste n’est pas exhaustive -- sont référencés dans un réseau de codes
organiques et géométriques qui sont paralleles à la complexité de la perception
nascente. Au cœur de mon projet se trouve la conviction que la peinture a
un valeur durable en tant qu’index materiel unique d’un phénomène éphémère, la
perception non-verbale. Cette
conviction, comme ma peinture, emmêle des valeurs romantiques, classiques, et
modernistes au melting pot artistique contemporain et anti-utopien; elle est
basée sur le désir de peindre, elle cherche la lucidité dans la diversité, mais
elle ne se revendique en rien de l’idéal.
Comme sa cousine la musique, la peinture a la capacité de projeter, sans
mots, une grande clarté – une
clarté distinct de la certitude (qui semble n’avoir aucune place dans l’art
contemporain). Mon attachement à la lucidité possible au sein de la peinture m’a conduite à expérimenter
librement différents techniques et médias, pratique hybride favorisant un
éclectisme qui peut dissimuler sa sous-jacente cohérence. Ces dernières années,
je peins d’après des assemblages numériques fabriqués de fragments issus de mon
propre travail. Le résultat ressemble à une filiation généalogique -- des
peintures liées l’une à l’autre par au moins un élément d’une peinture précédente,
similaire à l’évolution d’une recombinaison génétique -- ou à des strates
géologiques. Ce processus, équilibre dynamique où chance et artifice sont des
joueurs égaux, laisse ouvert mon travail tout en satisfaisant mon besoin de
structure et de rigueur. Son essence est le renouveau -- le recyclage
d’énergie et d’identité passant d’un contexte à un autre -- produisant une
œuvre qui dégage, je l’espère, un sens de la matière vivante en évolution
continuelle.
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